03 février 2008
UNE HISTOIRE D'ARGENTEUIL
Nous y sommes venus parce que c'était comme ça - c'était moins cher, ou nous sommes nés là. Nous n'avions pas d'idée préconçue.
C'était tout près de Paris, c'était pratique.
Et les gens se parlent, c'est convivial, c'est un peu comme en province. …
Les gens racontent qu'il y a trente ans, c'était un endroit super. Même la cité Champagne, même la dalle. Que quand ils ont ouvert le Pub, vers 67, à Diderot, on venait exprès sur la dalle boire un coup, c'était le grand luxe ! Il y avait des quartiers plus vivants qu'aujourd'hui. Mais encore aujourd'hui il y a plein d'associations, d'activités pour les enfants, pour les grands aussi. Non, je n'ai pas envie de partir. J'en connais qui sont partis, dans le Sud, ou en grande banlieue - et puis ils sont revenus !
Mais nos amis ne sont pas pressés de venir nous voir. Quand on leur rend visite, ils nous disent : "comment ça va, à Argenteuil ? ça craint pas trop ?" Pendant les émeutes fin 2005, nous on n'avait rien vu ou presque rien, deux traces de voitures brûlées, mais au téléphone, dans la voix des gens, ils se demandaient presque si on était encore en vie.
Ça fait dix ans que mes collègues de travail me demandent : "Argenteuil, c'est où ça ? Hein ? Ah oui, la ville qu'on nettoie au karcher !!! Dis-moi, ça craint vraiment comme ville ?"
Ça ne va pas ?
Quand encore il y avait les communistes, on pouvait se dire : c'est comme dans les villes communistes, genre Aubervilliers ou Bobigny. Mais depuis 2001 c'est Mothron, c'est la droite, et qu'est-ce qui a changé ? C'est toujours un peu la même chose.
Je finis par ne plus savoir d'où ça vient. Il y en a qui disent "c'est les jeunes, les groupes de jeunes qui traînent". C'est vrai que ça fait bizarre, ces jeunes qui traînent. Ils ne m'ont rien fait personnellement, mais je trouve ça bizarre. Ils devraient être ailleurs, à l'école, travailler, je ne sais pas. Il y en a qui disent que la Police ne fait pas son travail, ou qu'il n'y en a pas assez ; mais bon, il y a la police municipale, et on ne les voit qu'à la sortie des écoles. Il y en a qui disent que c'est la dalle, ou les tours. Alors on casse des tours. Et il y a des gens qui protestent, qu'on ne devrait pas les casser. Et puis on casse, mais il faudrait en casser combien ? et quand il n'y aura plus de HLM, on fera quoi ?
C'est vraiment un truc bizarre. Argenteuil on n'y est pas mal, les gens sont pas si mal - quand on voit comme les prix grimpent dans l'immobilier, c'est que ça ne doit pas être si mal ! Mais c'est sûr, il y a des endroits où je mets pas les pieds.
La Mairie, je ne vois pas très bien ce qu'elle fait.
Les écoles ? Bon, mais il y a des problèmes dans toutes les écoles. Il y a que le privé. Mais il n'y a même pas de lycée privé. Bon, à l'école de mon quartier, il y a des maîtresses qui sont bien, il y en a qui font un super travail. Mais avec les enfants qu'il y a c'est pas toujours évident. Il y a des écoles qui ont été rénovées, il y a le 9ème collège, mais il y a des écoles, faut voir comme c'est vieillot.
Alors ils mettent des sens interdits partout, comme ça on tourne dans tous les sens. Ils élargissent les trottoirs jusqu'à ce que tout le monde aille péter ses pneus dessus. Et ils les refont et les refont encore. Mais il y en a tellement à faire. Ah, le rond-point qu'ils ont fait devant la Poste du Val, près d'Atac, il est réussi, c'est pratique. Mais ils auraient pu le faire il y a 107 ans. Et puis Atac c'est plus Atac, c'est Simply Market, pour dire que ça s'améliore pas.
Peut-être qu'ils mettent l'argent ailleurs ? Argenteuil c'est grand, moi je ne connais pas tout, juste mon quartier, celui de la gare et du centre, et puis Jean Jaurès vers Giga, et puis Atac. La Ferme du Spahi aussi, mais bonjour les bouchons. En fin de compte, les courses, je les fais à Carrefour, il faut sortir d'Argenteuil. Ils ont fait Côté Seine, avec le Géant, c'est pas mal, je viens avec les enfants pour les boutiques, mais bon, pour les courses, ça me revient moins cher chez Carrefour. Surtout avec le Lidl à côté, j'y passe d'abord.
Sur la dalle ils refont les commerces ; mais il paraît que ceux qui sont expropriés au passage, ils préfèrent partir et ils ne reviennent plus après ! Et les commerces de la rue du centre, vers la basilique, Paul Vaillant-Couturier, ils ferment tous, il n'y a plus personne là-bas. Rue piétonne ou pas piétonne, ça s'en va, on dirait que le Géant a tout bouffé. Ça fait plutôt zone, alors que ça devrait être super-agréable, comme quartier, avec la basilique, les trucs du Moyen-Âge, les vieilles maisons vers la Seine.
En tout cas c'est pas dans les spectacles qu'ils mettent l'argent. Ils construisent un gros truc à la place du cinéma Galilée dans le centre, mais c'est une toute petite rue, où est-ce qu'on va pouvoir se garer, qui va venir là ? Et pendant ce temps-là, la salle que tout le monde connaît, Jean Vilar, près du pont, j'y suis allé pour le gala de l'association, on se croirait dans un film des années 50. Et c'est pas les tentes de Zavatta de l'autre côté qui coûtent de l'argent !
C'est vrai, Paris n'est qu'à 15 kilomètres, mais ça veut dire, soit le train de minuit au retour, soit embouteillages et galère pour se garer. Et puis au prix où est l'essence, autant sortir à Argenteuil, non, si on pouvait ?
Je vais vous dire : ce qui fait le plus bizarre à Argenteuil, c'est ce coin-là, l'entrée de la ville par le pont. La première fois que je suis entré en voiture, j'ai vu cet énorme machin de toutes les couleurs qui fait des grimaces, je me suis dit : mais où est-ce que je tombe.
J'ai l'impression qu'il y a tout à faire pour qu'elle marche, cette ville.
Il y a tout à faire, d'un côté ; et de l'autre côté, si ça marchait ! Ça serait le coin le plus sympa à dix minutes de Paris. Spécial réservé pour ceux qui connaissent.
Parce que si on veut bien voir, il y a tout. La Seine tu pourrais faire du bateau, il y a même de l'aviron.La forêt, je n'y suis jamais allé, je ne sais pas si ça craint, mais on a été voir les chameaux à la ferme, c'est rigolo, ça pourrait être sympa là bas. C'est vert en tout cas. Il ne manque rien. On achèterait bien une maison par là-bas, au bord de la campagne. C'est un peu défoncé par là-bas, mais si c'était bien aménagé ça serait un coin magnifique.
C'est pas possible qu'il n'y ait pas des bureaux, des commerces, tout ça, qui viennent s'implanter chez nous. On est à deux pas de Paris et de La Défense ! avec le bon air en plus. C'est pareil, quand on voit la zone depuis le train, en arrivant à Argenteuil, ou entre les deux gares, on ne voit pas qui viendrait installer des emplois ici. Mais bon, si c'était retapé ! C'est vrai qu'il n'y a plus les carcasses de bus, mais c'est pas encore ça.
Qu'est-ce qu'il faut pour que ça change ? Je ne sais pas. Qu'on y croie, peut-être ? Qu'ils y croient, à la Mairie ?
Il faut qu'on soit d'accord aussi. Si chacun laisse les autres faire n'importe quoi, dégueulasser, ou se laisser marcher sur les pieds, on s'en sortira pas. Je ne sais pas ce qu'il faut, pour que les gens s'entendent pour que ça change. Qui donnera le signal.
Il y a les municipales qui arrivent. Je ne sais pas pour vous, mais j'ai l'impression qu'entre la gauche qui se tape dessus et le Maire qui découpe la ville pour les promoteurs, on n'y est pas. Si on avait un Maire et une équipe qui ont envie que ça change, qui voient Argenteuil comme nous, et déjà, qui y croient, qui y croient eux-mêmes ?
12:30 Publié dans Argenteuil de tous les jours | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : argenteuil, maire, gauche, droite, municipales, mairie
31 octobre 2007
Solidarité, civisme et air pur à Argenteuil
Samedi, dans une petite ruelle derrière chez moi, je tombe sur un couple que je connais.
Après nous être salués, je comprends qu'ils reviennent de faire des courses. Une partie est destinée à une dame âgée qui habite là. Son mari est décédé récemment. Je ne le dis pas, mais je me souviens de lui, il m'avait donné un coup de main pour réparer une clôture entre nos deux jardins. Des gens très discrets, quelques mots l'été, par-dessus les arbustes, un signe de la tête dans la rue, je ne savais pas qu'il était malade à ce point là.
Je lui demande comment elle va : « Vous savez, j'ai des voisins formidables, quand ils font leurs courses, ils me rapportent ce que je ne trouve pas dans le quartier ou ce qui est lourd. Tant que la santé est-là, je peux rester chez moi. Claude avait tellement fait dans cette maison ».
Elle ne refuse pas mon numéro de téléphone, au cas où. Je me promets de prendre régulièrement de ses nouvelles.
Dimanche, ma femme me dit : « Tu as vu comme il fait beau, si nous allions au Parc des Cerisiers ? Tu courrai et moi je ferai de la gym »
L'idée est bonne, dans quelques semaines nous déplorerons le manque lumière.
« N'oublie pas de prendre ton portefeuille, on fera quelques courses au retour »
Les femmes ont toujours raison. Le moment fut agréable, je me suis étiré avec un jeune boxeur que je croise de temps en temps. Il prépare actuellement un combat, apparemment important et j'avoue que je suis admiratif des grands écarts qu'il arrive à faire.
Il n'y a jamais beaucoup de monde au Parc des Cerisiers, les gens se disent bonjour, les sportifs se font des signes de tête, le gardien est là sur le pas de la porte du bureau.
Une heure plus tard, au moment reprendre nos vélos, en mettant la main à la poche de mon coupe-vent, je me rends compte que je n'ai plus mon portefeuille.
« Tu es sur de l'avoir pris ? » « Oui, j'ai souvenir d'avoir fermé la fermeture à glissière »
Nous interrogeons le gardien, mais personne n'a rien rapporté. Il promet de nous appeler si cela se produisait.
Retour au sprint vers la maison, dans ma tête, j'essaie de faire un inventaire : Carte Visa, carte d'identité, permis de conduire, carte Vitale, deux chèques (ou trois ?) de l'argent.
Moi qui suis en déplacement la semaine prochaine, cela va être pratique.
Une fois à destination, appel au n° dédié aux oppositions des cartes bancaires, appel au commissariat (hum ! Ah oui nous sommes dimanche !), mail à ma banque, enfin tout ce qui me semble important.
La cloche sonne, un jeune homme d'à peine trente ans est la grille.
« Bonjour Monsieur, je crois que j'ai retrouvé votre portefeuille. Je suis désolé, j'ai été obligé de regarder dedans, j'ai trouvé votre adresse sur la carte d'identité »
Il l'avait relevé dans la rue et était passé déjà plusieurs fois depuis une heure et demi et était content pour moi.
Nous discutons un peu, Il vit chez ses parents, avec ses frères et soeurs, il travaille en intérim, des missions de chauffeur, de manutentionnaire, de déménagement. Sans se plaindre : « Vous savez, quand vous venez d'Argenteuil, vous prenez ce que vous trouvez » Il est pourtant titulaire d'un Bac.
Comme il est trop tard pour un café, il accepte un jus d'orange.
...
« Au revoir Monsieur ! Je suis content, vous auriez été embêté sans vos papiers ! Bonne journée ! »
Patric
00:40 Publié dans Argenteuil de tous les jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : civisme, argenteuil, jeunes, parc, cerisiers, parc des cerisiers
28 octobre 2007
Quelques mots sur Jean-Paul
Quand je travaille sur Paris, je laisse ma voiture à la gare du Val d'Argenteuil, où il n'est pas toujours facile de se garer, et je prend le train pour St Lazare. 10 minutes, c'est génial, comme le soulignent beaucoup d'Argenteuillais. Pour celà, après avoir laissé ma voiture en contrebas de la gare, rue Louis Lherault, je dois monter les marches qui conduisent au pont qui enjambe la voie férrée pour rejoindre la gare. j'emprunte alors une passerelle, le trottoir réservé aux piétons, sur le côté du pont. Et c'est là que chaque hivers, depuis plusieurs années, je passe devant Jean-Paul.
Il se tient tous les jours debout sur le pont, au premier tiers de la passerelle, droit, fier et aimable, saluant tout le monde, incontournable par sa carrure, irremplaçable pour son humanité. Chaque passant a droit à un bonjour amical que nous échangeons avec plaisir. Il y a de longues périodes ou je travaille à La Défense, ou ailleurs en banlieue, et quand je passe à nouveau par St Lazare, je retrouve Jean-Paul, fidèle au poste, sur un lieu exposé au vent glacial, par les températures les plus hivernales, toujours souriant et aimable, imperturbable. C'est lui qui nous encourage, nous qui sommes toujours pressés, toujours en retard. Tellement en retard, que nous ne nous arrêtons pas. Jean-paul nous a mis un peu de baume au coeur, et nous relançons la machine pour aller plus vite rejoindre nos obligations et nos engagements.
Depuis longtemps je souhaitais m'arrêter, faire enfin connaissance de ce personnage dont j'admirai tant la dignité et la solidité, et comprendre ce qu'il faisait là. Il a fallu, pour celà, se lever plus tôt, ne pas s'attarder, bousculer un peu les enfants pour qu'ils accélèrent et aillent seuls à l'école. J'ai pu passer quelques minutes avec lui jeudi dernier.
C'est là que j'ai appris son prénom. Jean-paul a 54 ans, il a dirrigé une petite entreprise qui a sombré. Il a cotisé 30 ans en tant que cadre, mais est encore trop jeune pour avoir droit à la retraite. Il est atteint d'une affection aux poumons, et d'une autre au coeur. La sécurité sociale et la caisse de retraite se renvoient son dossier entre eux car personne n'a envie de le prendre en charge. En attendant que celà se dénoue, il est logé par une proche, et il vient sur le pont chaque matin saluer les gens pour recueillir un peu d'argent pour payer sa nourriture, ses cigarettes et son vin, mais il ne demande jamais rien. Jean-paul n'a pas envie qu'on l'aide, il n'aime pas que l'on se mêle de ses affaires, il fuit l'administration. Il attend la retraite et lutte contre la maladie avec le sourire. Par tous les temps, c'est lui qui viens nous encourager et nous réconforter le matin par son bonjour amical et cordial. Comme il dit, "ça ne coûte rien". Je lui ai laissé un petit peu d'argent, il a trouvé que c'était trop, c'était pourtant très peu. En trois ans, je n'avais rien donné. Il ne réclamait rien, et il aurait pu être vexant pour lui qu'on lui propose une assistance non sollicitée. Voilà, nous en savons maintenant un peu plus sur Jean-paul et les raisons du respect qu'il nous inspire.
Christophe Hénocq
10:05 Publié dans Argenteuil de tous les jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-paul, mendicité, SDF, dignité
11 octobre 2007
Propos d'Argenteuillais sur leur ville
pour ma part la gare du val est à 5 mns en bus de chez moi, c'est très pratique"
"une ville bien desservie par les transports en commun que ce soit en bus ou en train (saint Lazare et gare du nord)"
"Prenant le train à la gare du Val, ce n'est pas toujours bien désservi"
"des liaisons avec cergy plus rapides seraient un plus"
"dommage par contre de ne plus bénéficier du RER C à Argenteuil"
"plutôt satisfaite (notamment du doublage du pont ferré qui permet des trains pour st-lazare plus souvent et des direct pour rejoindre paris en 10 minutes)." "mixité de la population, chacun y trouve sa place"
"une population bien répartie sur la ville"
"3 commissariats de police dans le même pâté de maison en centre ville (depuis les dernières éléctions présidentielles) : est-ce bien utile?"
"enfin un commissariat digne de ce nom a Argenteuil!!!"
"Bravo à l'opération nos quartiers ont des talents (pour le coaching et l'aide à l'insertion des jeunes diplomés supérieurs à bac+4)"
"renforcons les contacts avec les villes en bordures de Seine!!!"
"Le centre commercial rives de Seine est plutôt une vraie bonne chose pour le centre ville d'Argenteuil"
"Une chose à déplorer en centre ville, les restaurants ouverts le dimanche soir sont très peu nombreux"
"Pas beaucoup de restaurants au centre ville. Ou de grandes enseignes"
"il faudrait revoir le plan d'urbanisme de certains quartier afin de les faire plus humain (suivre l'exemple de la Dalle de la zup nord!!!)"
"continuer le dynamisme en faisant venir d'autre manifestation a l'image de la coupe de france de jeux videos!!! Augmenter le debit de l'adsl"
"bravo à la couveuse/boutique rives de seine pour leur aide auprès des gens exclus de l'emploi pour leur aide à l'insertion professionnelle ou à la création d'entreprise ou d'activité"
"çà serait bien que la ville aide les créateurs d'entreprise( commerce, services, activités) non seulement par des structures d'aides (maison de la création d'entreprise, couveuse rives de seine) mais aussi financièrement (concours, bourses, aide financière, mesures incitatives à l'installation à Argenteuil, réduction d'impôts, allégement de loyer, baux à tarifs réduits, incubateur d'entreprise, locaux pour nouveaux créateurs et mutualisation des moyens...)notamment les chômeurs créateurs d'entreprises"
"A quand une pépinière d'entreprise à Argenteuil???!!!!"
"une pepiniere d'entreprise ferait decouvrir les talents de argenteuillais"
"des appartements dont les loyers sont intéressants et abordables"
"déception quant à la fermeture du service logement de la mairie"
"Il existe pas mal d'associations qui proposent des activités (sport, danse, activités manuels, etc)."
"continuons ce tissus qui est une chance pour argenteuil"
"un patrimoine a faire decouvrir..."
"a quand un office de tourisme à Argenteuil?"
"il faut valoriser la culture (expositions, créer des concerts, évènements) et le patrimoine d'argenteuil (musée d'argenteuil, les hommes célèbres ayant vécu à argenteuil : Monet...,héloise et Abélard, asperges et vignes d'Argenteuil, édifices classés, patrimoine médiévale, mégalithique ou religieux)."
"Manque un cinéma."
"le cinéma d'Argenteuil nous manque!"
"grace au nouveau centre cultutel qui va bientot ouvrir l'acces a la culture sera certainement simpfié! Une bonne chose que la cave dimiere rouvre pour le dynamisme du centre-ville"
"bravo à l'ouverture de la cave dimière!'"
Plus de détails et de témoignages sur le 'Hub' Argenteuil Ville d'Avenir de Viadeo(inscription nécessaire)
Donnez, vous aussi, votre avis sur le hub mentionné ci-dessus
Christophe Hénocq
17:17 Publié dans Argenteuil de tous les jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paroles, argenteuil, ville, habitants, citoyens
24 septembre 2007
Quand il ne se passe rien...
.... C’est peut-être qu’il se passe quelque chose d'autre.
Mardi 18 Septembre 2007, alors que je sortais d’une réunion associative, salle Saint-Just, sur la dalle du Val d’Argent Nord, vers 22h30 et que j’allais reprendre mon véhicule garé sur un parking en contrebas de la dalle, j’aperçu trois jeunes en joggings et capuches qui se tenaient autour d’une sorte de borne, juste devant mon véhicule. Je n’ai pas pu m’empêcher de me demander ce qu’ils faisaient à cet endroit en pleine nuit. Ils jouaient aux dés, il me semble... Ayant démarré et engagé la manœuvre pour sortir de ma place de parking, je me rendis compte qu’un véhicule garé perpendiculairement de l’autre côté de la rue en double file me gênait pour reculer. Etant déjà encadré par deux voitures et un arbre, la manœuvre s’annonçait ardue et périlleuse, voire impossible. Je suis sorti de mon véhicule en laissant le moteur tourner et me suis directement dirigé vers les jeunes qui se trouvaient là, me suis joint à eux, et leur est demandé : « Excusez-moi mais est-ce que vous savez à qui est le véhicule qui se trouve derrière moi ? ». Réponse : « Ah,..., non, mais vous pouvez sortir, si, si, vous allez voir, vous allez y arriver, on va vous aider, on va guider ». Ils m’ont effectivement guidé pour sortir, et heureusement car les marges de manœuvre étaient vraiment très très étroites. Je l’ai ai quittés sur un salut amical. Je n'étais vraiment pas habillé comme eux, je n’étais pas du même quartier, pas de la même couleur non plus, et la courtoisie et le bon voisinage étaient bien au rendez-vous. Cela m’a rappelé une autre anecdote : alors que j’étais tombé en panne d’essence avec mon épouse en arrivant à l’entrée d’Argenteuil, c’était déjà des jeunes de cités qui nous avaient dépannés. C’était en 2005 juste après les émeutes des banlieues. On est loin de l'image véhiculée par les médias et certaines personnalités politiques.
On ne parle sûrement pas assez souvent des trains qui arrivent à l’heure..!
Christophe Hénocq.
18:15 Publié dans Argenteuil de tous les jours | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : argenteuil, dalle, val d'argent nord, jeunes, cités

















































